Le sapin de Noël

Dans toutes les familles, le sapin trône dans le salon aux moins deux semaines avant la date fatidique de Noël…Et bien, pas chez nous.Notre mère, qui était très maline, avait décidé que c’était elle et elle seule qui montait le sapin de Noël, et ce… seulement le 24 au soir!!!

Explications:Je ne veux pas dire par là que nous ne participions pas,(quand je dis nous, c’était les six enfants),non, mais notre tâche s’arrêtait à la fabrication des papillotes-maison (bonbons fondants, papier d’aluminium, papier de toilette de couleur).Il faut dire qu’il y avait toujours un nouveau-né dans la maison (nous avons tous entre 18 et 20 mois d’écart), il fallait donc redoubler d’imagination et de prudence dans les temps des fêtes.Le sapin de Noël à lui seul, mobilisait donc toute la famille à des périodes différentes.

Une année, quelle ne fut pas notre surprise le matin du 25…Le fameux arbre entièrement décoré était …accroché au plafond de ce que nous appelions, le salon.

AH, Ben ça alors!!!

Il émanait de ce merveilleux décor une odeur bien bizarre, probablement des bougies qui servaient à l’époque, de petites lumières.

Et le sapin était accroché au plafond!!!

Je n’ai jamais revu d’arbre de Noël aussi surprenant de ma vie, nous étions tous restés béats avant de réaliser, que oui, il était là pour nous, et que nous pouvions, bien entendu après avoir chanté « petit Papa Noël », nous approcher et prendre nos cadeaux.

 

 

 


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Maïka … et les autres ….

 

 

 

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Maïka était une petite chienne Beagle blanche et noire, et comme nous l’ a si bien décrit Cathy, c’était plus qu’un chien.

Elle a vécu bien longtemps cette petite bête-là, et je me souviens tout particulièrement de nos longues promenades.

Afin d’éviter d’avoir à m’occuper des mes frères et soeurs…, je prenais systématiquement comme excuse, au retour de l’école, qu’il fallait promener le chien…Je partais donc, seule la plupart du temps, avec notre Maïka…Un livre sous le bras, et la nature toute entière à ma disposition.Comme ça sentait bon l’innocence tout ça, et comme nous l’étions.Je vais vous faire une confidence.Allongée dans un pré ou courait un petit ruisseau, je lisais « le Rouge et le Noir » de Stendhal. Maïka, elle, explorait tous les petits espaces qui lui paraissaient suspicieux: Une envolée de pigeons, une mobylette sur le chemin, un craquement de branche, tout stimulait son instinct d’animal (surtout ce qu’il en restait). Elle venait de traverser le ruisseau, et courait dans ma direction, heureuse de venir me retrouver, afin, sans doute de m’inviter à quelque jeu…Comme je ne prêtais pas assez attention à ses folâtreries, elle décida de poser une patte ferme sur la page que je lisais…Aujourd’hui, encore, dans la bibliothèque du Lycée Marie-de-Champagne, le classique que je lisais à l’ époque, porte éternellement la trace du passage, ferme et volontaire, de l’empreinte de patte de Maika.

C’était signé et approuvé. »TU VIENS JOUER AVEC MOI, OU JE MANGE LE LIVRE AU COMPLET »…

J’ai fini par lâcher mon roman, pour aller courir avec celle qui était à l’ époque, ma seule et vraie amie.

 

 

 

Les vélos.

J’ai de tendres souvenirs de nos excursions par de chaudes soirées d’Eté, dans les rues et ruelles de Gyé, on exploitait à fond les possibilités de tractation de nos engins interruellaires!!Un sur le porte-bagage, et un sur le guidon!!! et un, qui conduisait à l’aveugle ou presque!On l’a échappé belle, on aurait pu louper tout ça! C’est vrai qu’on était libres, il y avait peu de crainte à laisser les enfants traîner et notre nombre, 6, était une sécurité, alors, à vélo, à Solex, on jouait à se chercher dans le village.C’était paisible. J’ai des images d’ombres et lumières sur nos visages de gosses, et surtout une, près des douches, au bord de l’eau, juste éclairés par un réverbère, j’entends même encore nos essoufflements, je ressens notre excitation d ‘antan.Les vélos ont toujours été présents dans notre enfance, je ne peux même pas l’envisager sans.Tu te souviens?On savait tout réparer, comme notre mère, parce que Papa, pour lui, une clé à molette, à coup sûr,  c’était un objet extra-terrestre!!Il avait sa Spéciale TT rouge, et c’est Maman qui trafiquait dedans…C’était une grosse moto qui pétaradait, et qu’on entendait arriver de loin.Tu te souviens, je suis sûre,  du Solex, noir bien évidemment, c’est casse-binette ces trucs là, mais quand t’as enlevé tout ce qui le motorise ( c’est un « truc » qui était sur le guidon), ça devient un vache vélo plus que lourd, ça nous a pas empêché d’en user et abuser comme des fous.On était vraiment des démmerdes, on se fabriquait aussi des « cartings » avec de vieux landaus ou poussettes et on dévalait les côtes herbeuses à fond de train. Une fois, Carola s’est empalée sur les barbelés, bon, le lendemain, on recommençait.On était toujours dehors, par n’importe quel temps et sinon, on avait Le Grenier.Cette folie enfantine ne connaissait que peu de limite, on testait tout.On se faisait pas disputer quand on rentrait tout sales et déchirés parce qu’on portait « les habits pour trainer ».

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Moi, j’me souviens…aussi des années 70

Qu’on se jetait dedans la neige comme des Oufs!!Et que Maman, ne nous imposait pas de sacrifier au nom de la sécurité et d’un éventuel refroidissement,  ces moments d’envolées magiques!On s’en balançait d’avoir froid, ou d’être mouillés.On rentrait quand on avait épuisé nos forces dans le contact tendre et tumultueux avec la neige.Je me souviens du cheval blanc et de la charette.On a eu, je crois la chance de vivre à une époque ou les « choses », les « objets », avaient un sens d’usage.On a en mémoire ce village épargné du bruit des automobiles où claquaient parfois, dans le presque silence, les sabots des chevaux.J’ai regardé l’autre soir, « La Vie devant soi », tiré d’un livre de R.Gary, j’ai retrouvé le parfum unique de cette époque…Mais revenons à nos flocons!!Je me dit parfois :comment que ça se fait qu’on est encore vivants?Bon sang, avec tout ce qu’on a fait, je me souviens que même avec la neige, on faisait du vélo et qu’on tirait chacun notre tour, et qu’on était contents de glisser, on avait plein de combines, on manquait pas d ‘imagination, j’ai plein de souvenir de la place, rue St Léon.On prenait de l’élan pour glisser le plus possible sur les flaques de glace, on se cassait la binette et on recommençait, heureusement que Maman n’était pas une sur-protectrice!Bon, on pleurait pas pour un oui pour un non, on était durs à la souffrance.Pis, c’était le prix pour continuer à explorer tranquillement sans que nos parents s’inquiètent.On a eu une véritable enfance.

L’hiver quand je partais à l’école…

Réchauffement de la planète ou pas, force est de constater que lorsque j’étais enfant, il y avait de la neige dans notre région…Je vous parle de la Champagne, en France, à 200 km au Sud de Paris.Quant à la date, on va dire les années 60… Eh oui, pendant que les pseudo adultes découvraient les joies de la libération de l’esprit et du corps, moi je me roulais dans la neige… !!!Mon village, Gyé-sur-Seine était … comme divisé en 2 : le haut et le bas de la  »ville ». Quand je vous dit le haut, je ne ment pas, car il fallait monter des escaliers pour se rendre à certains commerces. notre grande famille habitait le bas.Nous vivions dans une maison jumelée à 4 autres, avec, sur le coté,  une petite place verdoyante où, nous les enfants, avions énormément de plaisir à nous retrouver et jouer.Régulièrement il passait une charrette, tirée par un cheval blanc. Elle faisait la navette entre une scierie et un dépôt de bois.Quel plaisir, pour nous autres, les chérubins !Nous nous accrochions 3 ou 4 à l’arrière, et laissions glisser nos chaussures jusqu’au virage le plus dangereux… On riait comme des fous, on se bousculait pour essayer de faire tomber notre voisin, bref on avait bien du plaisir.Malheureusement la ballade n’était pas bien longue, car le pauvre cheval n’avançait pas bien vite, et il nous fallait nous rendre à l’école avant que la fameuse cloche sonne…Mais on se reprenait en fin de journée : La luge, et le chien de la voisine Madame POUILLARD en expédition . On partait pour la  »petite côte » sur la route des Riceys.Dick était là pour les montées, et nous, pour les descentes. Je vous avoues que ce n’était pas très équitable comme partage des tâches, mais au moins, l’animal faisait de l’exercice, et la brave femme qui était déjà bien âgée, appréciait énormément notre contribution à rendre son Berger Allemand un peu moins gros…Ces beaux moments de glisses n’ont pas été bien nombreux, car nous vivions  »en plaine » et la neige n’était pas toujours suffisamment au rendez-vous des amateurs de  »sports d hiver », mais croyez moi, les enfants que nous étions en profitaient grandement (il suffisait pour cela,  de regarder nos vêtements trempés, et nos joues rougies par le froid).Réchauffement ou pas, il n y avait déjà pas toujours de la neige en hiver dans ma région, mais quand elle était là : vêtement de neige ou pas,………..nous, nous étions prêts….

 

 

Souvenir de Noel

A Noel, on n’avait un cadeau, et pis, des papillotes faites maison, et pi, ben, une clémentine ou orange ou mandarine, un truc rond et orange, c ‘était joli. Dans un petit sachet, fragile.J’adorais que l’on épie les parents, on essayait de pas faire craquer les marches de bois…On regardait par la fente ce qu’ils fabriquaient et à cette époque, on avait de vraies pinces-à-bougies!!et le sapin s’éclairait.Je ne me souviens pas d ‘un plus beau cadeau, je pense que j’ai reçu des livres car c ‘était ce que j’aimais au-dessus de tout, mais j’ai le sentiment, en tout cas, d ‘une satisfaction.

SOUVENIR DE NOEL N. 1

Le temps passe si vite, qu’ il m’est bien difficile de me rappeler l’ âge que j’ avais… peut-être 11…Nous sommes 6 enfants, et mis à part les cadeaux que faisait la Cie de mon père, il n y avait pas grand chose sous le sapin….Comme de coutume, nous chantons, ou plutôt, nous massacrons le premier couplet de  »Petit Papa Noel », avant de nous jeter sous le sapin, comme une ruée de mouches, sur…un fruit juteux, mais pourri…

Bref…La veille j’avais posé sous le sapin un joli manteau brun que maman m’avait acheté. Elle avait été assez gentille d’avoir dépassé son budget en m’offrant exactement celui que je désirais.Comme elle avait précisé lors de l’achat : Tu sais ma chérie, ce sera ton cadeau de Noêl cette année… je trouvais alors normal de ne pas avoir d’ autres cadeaux à découvrir…Ce matin là, donc, après avoir une fois de plus massacré  »Petit Papa Noel » je ne me suis pas précipitée sous le sapin…Je regardais mes soeurs et frères déballer leur  cadeau unique… et j’attendais…C est alors, que très tranquillement maman s’est approchée de moi : Tu ne vas pas voir sous le sapin ??? m’ a t-elle demandé. – Non, lui ais je répondu, je connais mon cadeau, c’est moi qui l’ai placé  sous le sapin hier soir…

- Et bien va voir tout de même a t-elle reprit.

Toute surprise, je me suis alors déplacée vers le sapin… et… sous le sapin, sur mon manteau, il y avait une petit boîte rouge.

Comme il n’ était pas question d’ investir dans du papier cadeau (bien trop cher), j’ ai tout de suite pu entrevoir un joli flacon de parfum…J’ étais tellement surprise, et émue que j en ai pleuré toute la matinée.Mais vous savez quoi…. ???En fait ce cadeau n’était pas le mien, mais celui de ma mère…La pauvre femme était tellement mal de n’avoir rien à m’ offrir de plus qu’un manteau (pourtant très beau et bien chaud), qu’ elle avait tout simplement sacrifié son cadeau pour son enfant…Inutile de vous dire que ce fut et c’est toujours de loin mon plus beau Noel…

 

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