Ce grenier que j’adorais!

Mon œil de photographe se souvient de tout!

Quel bonheur, cet endroit, mon âme solitaire y trouvait tous les repos.Dans mes souvenirs, je bénéficiais d’une petite pièce, il y avait une lucarne, je regardais le monde…et surtout les toits!!Et la ruelle en bas de chez nous.

Mon souvenir le plus impérissable est les maisons-de-papiers.Je me souviens, je sens la poussière de gros albums, tu sais, ceux où il y avait des échantillons de papiers et de tissus.Notre imagination n’avait aucune limite pour construire, en papier, notre maison, celle, née de l’imagination, celle née d’un modèle.On faisait de minuscules canapés, on allait jusqu’à orner de couvertures les lits que l’on créait.

Tous les détails y étaient, on faisait tout en papier, une commode, une cuisinière!!!

On n’y a passé un temps infini et parfois, j’y retourne!

Elle étaient magnifiques, nos maisons, car avec ciseaux, colle, patience nous en faisions notre réalité.

Nous avions une chambre pour six gosses! deux lits gigognes, un lit deux places, notre espace était restreint, sauf au grenier, tu sais Gina,  j’adorais les jours de pluie où Maman nous y envoyait, je me souviens pour moi, de ma « tannière » chèrement conquise et défendue!!

Aujourd’hui je revois cette charpente, je revois ces tuiles que nous apercevions quand d’aventure, Maman venait poser une bassine sous une fuite du toit.Je revois de grandes toiles d’araignées, dans les recoins sombres, qu’en vrai chat, je me devais de parcourir!

Le grenier, ces instants où je me sentais si bien, avec mon territoire.

Le grenier où nous avons si bien joué.

 

 

 

 

 


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