Quoi?, vous avez dit « religion »?

Pour ma part, je suis tout autant dubitative vis-à-vis des hommes que de dieu.Un peu moins pour les hommes.

Je crois en leur capacité à rectifier leurs erreurs.Même si c’est lentement qu’ils se retournent.

Quand à dieu, j’en ai trop entendu pour m’en faire une idée satisfaisante.

Pour moi, c’est « l’ici et maintenant » que me soutient dans les moments de désespoir.

Et mon oreiller.


Archive pour mai, 2011

Quoi ? Vous avez dit religion …

C’est bien tard, aux environs de 8 ans, que j’ai appris, (et je ne me souviens plus des circonstances), que mon père était Catholique et ma mère Protestante….. Ou inversement….

Comme tous les enfants du village, le Jeudi était notre journée, puisqu’il n’y avait pas d’école (eh oui … dans le temps….. le bon vieux temps… c’était comme ça).

Le programme à la télévision était tout particulièrement fait pour les enfants dès les premières heures de l’après-midi : Tintin (un berger allemand) et Rusty, son petit soldat nordiste, couraient l’aventure…. Mais celui qui remportait toutes les attentions, c’était sans nul doute ZORRO…. Le chevalier à la cape noire qui sauvait les pauvres mexicains, de l’autorité , de l’avarice  et de l’injustice….À 16 H donc, où que nous soyons, on se retrouvait tout naturellement assis devant une T.V. À cette époque, nous n’en avions pas encore une, et c’est à force de nous courir après pour savoir où nous étions, que nos parents ont finit par s’endetter pour une télévision noir-et-blanc à trois chaines….

Le curé de notre village avait remarqué que l’on allait pas à l’église, et pire encore au catéchisme…. Un jour qu’il n’avait rien d’autre à faire, sans doute, il passa la porte de notre logis :  »Je ne vois pas vos enfants à l’église » a t-il dit à ma mère. Pour avoir été présente lors de cette remarque, je peux vous dire, que notre mère n’avait pas été impressionnée, ni même gênée par cette silhouette tout de noir vêtue. Bien droit dans les yeux, celle-ci lui répondit : Ce sont mes enfants qui feront le choix de leur religion. Mais je vais demander à Gina si elle veut aller au catéchisme.Ni une ni deux, je me retrouve tous les jeudis à 14 h, dans une belle bâtisse que je n’avais encore pas remarqué dans le village, avec environ une douzaine d’autres enfants….On nous raconte de belles histoires, on chante des chansons, on nous offre même des petits gâteaux…. C’était correct, jusqu’au moment où je m’aperçu que je loupais systématiquement ZORRO…. À ben là! Ça marchait plus…. le Bon Dieu venait de me perdre … Il n’était pas question que je loupe mon héros préféré, puisque lui, sauvait des pauvres gens aussi, mais en plus, il était ……… beau…..

Je suis allée plusieurs fois à la messe.C’était Ma sortie toute endimanchée : En jupette, petite veste en velours noir et… le nec plus ultra: des gants.Je me souviens avoir pénétré la première fois dans l’église…religieusement silencieuse. D’un seul coup d’œil, j’avais remarqué que les femmes se tenaient à gauche, alors que les hommes, eux, étaient cordés à droite de l’allée principale. Les gens avaient tous une mine triste et exagérément sérieuse. La place me parue très austère, et surtout glaciale.La voix de notre curé faisait écho, et je regardais partout autour de moi, les gens s’assoir, se lever, s’agenouiller, se relever, s’assoir, et s’agenouiller à nouveau,(quel cirque). Je ne comprenais même pas ce qui se disait, et pour cause, la messe se disait en latin….

Bien entendu, à Gyé, comme partout ailleurs, il y avait des  »bigottes » .Ces femmes, seules pour la plupart, dévouées à leur curé, pouponnées, endimanchées, et surtout avides de ragots et de potins. J’aimais m’approcher de leur groupe et les écouter cancaner sur , tantôt sur la couleur de la robe de Mme Cousin,  tantôt les cheveux de Mme Josselin. Mais le top du top, c’était lorsque la phrase commençait par  »il parait que ».Je savourais alors les derniers commérages, pour aussitôt, les rapporter à la maison…. Maman ne se mêlait pas aux femmes de Gyé, et se moquait complèment de tout ça. Mais moi, je trouvais là, un intérêt démesuré à attendre la fin de la messe.Mais pauvre de moi, qu’est-ce que je faisais à l’église ??? Croyez moi, je ne me suis pas longtemps posé la question, car très vite je me suis lassée de cet ensemble de mimiques qui ne me rejoignait pas et dont je ne comprenais pas ni le sens, ni la nécessité.Le temps a bien vite passé. Apres avoir gardé des enfants dans une famille protestante (Les Van der Slin), je m’aperçu que, cette fois, je me sentais plus proche de la manière d’approcher Dieu et ses apôtres.A 16 ans donc, je me suis faite baptisée, et… confirmée, après avoir suivit des cours de catéchisme avec une femme, mariée et mère de plusieurs enfants….

La religion est pour moi un refuge, un bien-être qui m’aide à avancer dans notre monde de mortels, bien fragiles, et revendicateurs…. Même si je ne suis pas pratiquante, il n’en est pas moins évident, que dans les moments de désespoir, seule ma religion me soutien et m’aide à me tenir debout.Avec l’Histoire, j’ai découvert qu’au nom de Dieu les hommes se sont entretués… gratuitement… pour enrichir les autorités de l’église et les souverains….

De nos jours, Dieu a quitté les églises, et s’il est sans doute dans le cœur des Chrétiens, il s’en faut peu pour que sa petite voix se trouve « étouffée par la luxure, l’égoïsme, et les faux désirs qui ne sont même pas des besoins.

Les stars ont remplacé les dieux, et nous les adorons de façon toute aussi crédule.

Les politiciens ont remplacé les curés, et tentent de nous faire croire, que tout comme autrefois, ils sont là , gérants de nos sociétés pour le bien-être des citoyens…

Le modernisme éloigne l’homme de l’humanite toute entière, et c’est malheureusement impuissante, que je constate que nous n’avons pas pris la bonne voie… Un jour nos églises deviendront des musées, et nos sociétés seront pauvres d’aspiration et muettes d’espoir…. Nous aurons alors perdu la base même de nos racines en tant qu’individu moral et spirituel….

Les voisins.

Comme toi, Gina, je me souviens de Mémère Pouillard, de tonton Jacquot et de Madeleine, de leur fille Pascale, aussi.L’été, on faisait des Monopoly, tu te souviens?, dans leur grenier.On était nombreux à jouer et les parties étaient longues, parfois, on les reprenait le lendemain.J’adorais ces moments où la pluie dehors chantait sur le toit, où la moiteur de l’été donnait à nos corps des reflets.

Tu te souviens de la « relaxation » de Madeleine.Que de fous-rires!!!Tu sais, elle en fait toujours, à 75 ans, elle dirige le club de gym à Gyé!.Je vais leur rendre visite parfois et ils sont toujours aussi proches malgré le temps qui passe, ils nous aiment et on les aime.J’apprécie cette familiarité familiale d’adoption, cela réchauffe le cœur.Cela m’attendrit quand je pense qu’ils nous ont vus tout petits.Et ils n’ont pas changés, tonton, toujours prêt au calembour et tata, marrante, tant son esprit gentil est parfois lent, ce qui à chaque fois est repris par tonton: »Ben, enfin, Madeleine!! »hi!hi!cela me fait marrer car ça a toujours été.Adorables est le mot pour les qualifier.

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