Les vendanges.

Il est certain que mes souvenirs des vendanges retracent une époque révolue.Dans les années soixante-dix, le moment de la cueillette était vraiment empreint de joie, de partage, une belle fête pour remercier Mère Nature des ses dons.Aucun vigneron de cette époque n’aurait osé déduire ne serait-ce qu’un centime aux employés pour les repas où l’hébergement, bien au contraire.Cueillir le raisin, c’était la récompense du travail de toute l’année, résultat impossible sans les ouvriers viticoles et les patrons nous le rendaient bien en nous gâtant de succulents repas, vins fins, et champagne à volonté.Bien-sûr, le travail était aussi dur qu’aujourd’hui mais il y avait une telle ambiance que nous oubliions la pénibilité et les maux de dos.De même, les meilleurs cueilleurs étaient remerciés, discrètement par quelques billets supplémentaires et quelques bouteilles.Les horaires étaient tenus mais élargis, on quittait la table un peu égayés par le festin et c’était reparti pour les blagues, les encouragements, les rires. On avait le casse-croûte, le matin, avec des mets faits maison,  jambon-persillé, terrines et autres pâtés, fromages, et tout ça à volonté, du café frais dans de jolies tasses apportées par la patronne, et des gâteaux pour les petits.En effet, les vendanges avaient souvent lieu en Septembre et le mercredi, on aidait.Il n’existait pas de loi pour définir si les enfants étaient exploités et de toute façon, nous ne l’étions pas.Nous aimions participer à cette ambiance chaleureuse et si on nous l’avait interdit, nous n’aurions pas compris  du tout.C’était vraiment un autre temps, fait de chaleur, d’amitié et de rires.Mes parents, et  surtout ma Mère, étaient toujours les meilleurs coupeurs, comme moi et mon frère aujourd’hui!!!Tu te souviens, Gina, de la famille Cousin chez qui nos parents étaient embauchés pour la cueillette?Des gens bons comme le  pain et si généreux!!Je me souviens avoir vu Mr Cousin mettre des billets dans la main de notre Mère à la paye, vu que c’était elle la meilleure!!

On faisait le Chien, c’es la fête de clôture des vendanges, là, tous ensemble on festoyait et que de rires car beaucoup avaient bu plus que de raison et nous, on se marrait de les voir raconter des blagues et de les voir marcher en titubant.

J’ai de très bons  souvenirs de cette époque, un parfum de détente, de gaieté.

 

 


Autres articles

verdino poesie. |
lesacredesfins |
Confessions D'une Femm... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DELIVRANCE
| Théâtre du Moment
| apprentie