Le petit placard.

Te souviens-tu?Gina?Maman faisait la cuisine au saindoux et elle utilisait une ou deux fois la même graisse pour cuire, alors, il restait toujours un peu de sauce dans la poêle.Et cette poêle était également rangée dans le petit placard, sous l’escalier. Mon grand plaisir était de garder un petit morceau de pain du repas pour aller en cachette, le tremper dans cette « sauce’.Bien-sûr, il n’était pas aisé de goûter à cette gourmandise avec discrétion mais cela en augmentait le plaisir, quand d’aventure j’y parvenais.On était pas très riche mais on ne manquait de rien et comme l’a dit Gina, cette école de la vie nous a appris beaucoup.Quand il y avait des fruits, par exemple, on savait que c’était un chacun et jamais il ne nous serait venu à l’idée d’en prendre deux.De même, je suis la quatrième fille et du coup, hormis les sous-vêtements, je récupérais les vêtements de mes soeurs.J’ai eu mon premier habit neuf à 14 ans et….J’étais si contente que pendant plusieurs jours, je l’ai  seulement contemplé et je le mettais sous mon oreiller, le soir avant de m’endormir. C’était une jolie tunique à fleurs bleues, et je me la rappellerais toute ma vie.Et la joie que j’ai eu à la porter. Je l’ai gardé de longues années, même quand elle ne m’allait plus, c’était sentimental.En parlant de ça, je me souviens de ma gène quand je suis arrivée au Lycée Marie-de-Champagne.C’était la mode des sabots et des « jeans » en 1978, j’avais 15 ans à mon entrée en seconde et là, franchement, même si je n’étais pas exigeante, j’ai été la risée de ma classe!!Ben, oui,Maman m’avait acheté des vernis noirs pour la rentrée !!!Avec un pantalon en tergal!!On ne voyait que moi dans mes habits classiques, on aurait dit un enfant de vieux!!Alors, sans rien dire, j’ai fais du stop au lieu de payer le train et je me suis acheté une paire de baskets que je laissais à l’internat.Je craignais que Maman le prenne mal, déjà une fois, la mère de ma meilleure amie m’avait offert un « jean » et ben Maman avait piqué une crise et me l’avait découpé en morceaux: elle disait que c’était un pantalon de travail!!(les bleus de travail) donc, sur le coup des baskets, j’avais pris des précautions.

 

 

 


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